collection

— Rupture

12 € / 15.6 CHF

24 janvier 2012

170 p. / 13x20 cm

ISBN 978-2-940426-21-8

ISSN 1662-3231

Crises

Léon de Mattis

En octo­bre 2008, le sys­tème finan­cier mon­dial a failli s’écrouler. Depuis, la crise finan­cière s’est muée en une crise de la dette publi­que qui s’aggrave de semaine en semaine. Le fonc­tion­ne­ment de l’économie, à l’heure actuelle, repose sur la croyance en la capa­cité des États à main­te­nir la valeur de la valeur. Que cette croyance s’effon­dre et le sys­tème périt.

Crises saisit l’occa­sion de la crise pour poser une ques­tion que les économistes évitent tou­jours : pour­quoi l’argent vaut-il quel­que chose plutôt que rien ? Répondre à cette ques­tion c’est s’inter­ro­ger sur les fon­de­ments de la valeur dans le capi­ta­lisme. À l’heure où beau­coup s’indi­gnent de la situa­tion actuelle en croyant naï­ve­ment que l’on pour­rait reve­nir à l’économie « régu­lée » des len­de­mains de la Seconde Guerre mon­diale, il faut rap­pe­ler que le rap­port social capi­ta­liste ne peut être com­battu qu’en s’atta­quant à sa racine.

Tant qu’il y aura de l’argent, il n’y en aura pas assez pour tout le monde.

Léon de Mattis est l’auteur d’un livre inti­tulé Mort à la démo­cra­tie et paru en 2007 à l’occa­sion des élections pré­si­den­tiel­les en France. Il par­ti­cipe également au projet Sic, revue inter­na­tio­nale consa­crée à la com­mu­ni­sa­tion.