collection

— Rupture

12 € / 15.6 CHF

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180 p. / 13x20 cm

ISBN 978-2-940426-16-4

ISSN 1662-3231

La Fédération jurassienne

Marianne Enckell

Il y a 140 ans, la Fédération juras­sienne est exclue de la Première Internationale dont elle était une sec­tion depuis 1870. C’est de cet événement que va naître la Première Internationale anti-auto­ri­taire, cet « embryon de la future société humaine où la liberté et la fédé­ra­tion s’oppo­sent à la dic­ta­ture ». Dans le Jura suisse, autour des villes hor­lo­gè­res de Saint-Imier et de La Chaux-de-Fonds et de per­son­na­li­tés telles que James Guillaume ou Mikhaïl Bakounine, le cou­rant anar­chiste anti-auto­ri­taire s’orga­nise. Agissant tel un aimant, la Fédération juras­sienne attire vers elle des révo­lu­tion­nai­res de toute l’Europe, des anciens com­mu­nards en exil au jeune Pierre Kropotkine. Ils dif­fu­sent le Bulletin de la Fédération juras­sienne de l’Association inter­na­tio­nale des tra­vailleurs à plus de 600 abon­nés dans une dizaine de pays et déve­lop­pent une stra­té­gie de pro­pa­gande par le fait des­ti­née à électriser les peu­ples et tendre vers une révo­lu­tion qui ne vien­dra pas. Dans cet ouvrage d’his­toire riche­ment docu­menté, Marianne Enckell retrace la façon dont le Jura ber­nois et les mon­ta­gnes neu­châ­te­loi­ses sont deve­nues l’épicentre du mou­ve­ment anti-auto­ri­taire radi­cal en Europe entre 1870 et 1880.

Marianne Enckell, née en 1944, est tra­duc­trice indé­pen­dante, après avoir suivi des études à l’Université de Genève. Elle a tra­duit de l’anglais et de l’alle­mand en fran­çais des ouvra­ges his­to­ri­ques et lit­té­rai­res. Elle est biblio­thé­caire béné­vole au Centre inter­na­tio­nal de recher­ches sur l’anar­chisme (CIRA), à Lausanne.