collection

— Rupture

À paraître

10 €

24 octobre 2019

90 p. / 14x21 cm

ISBN 978-2-940426-59-1

ISSN 1662-3231

Manifeste Xénoféministe

Laboria Cuboniks

Une politique de l’aliénation

Essai traduit de l’anglais par Noémie Grunenwald

Notre monde est pris de ver­tige. Dans nos vies quo­ti­dien­nes, un entre­lacs d’abs­trac­tion, de vir­tua­lité et de com­plexité s’intro­duit avec l’inva­sion des nou­veaux médias tech­no­lo­gi­ques. Le mani­feste xéno­fé­mi­niste façonne un fémi­nisme adapté à ces réa­li­tés, en s’empa­rant de l’alié­na­tion comme d’un levier pour géné­rer de nou­veaux mondes. Le natu­ra­lisme essen­tia­liste empeste la théo­lo­gie – le mieux est de l’exor­ci­ser au plus vite. L’inno­va­tion tech­nos­cien­ti­fi­que doit s’assor­tir d’une pensée poli­ti­que et théo­ri­que col­lec­tive au sein de laquelle les femmes, les queers et ceux.celles qui ne se confor­ment pas aux normes de genre joue­ront un rôle sans pré­cé­dent.

Laboria Cuboniks, col­lec­tif poly­mor­phe crée en 2014 par Amy Ireland, Diann Bauer, Helen Hester, Katrina Burch, Lucca Fraser et Patricia Reed répar­tis dans cinq pays. Elles cher­chent à déman­te­ler le genre, à détruire la famille nucléaire et à faire dis­pa­raî­tre la nature comme garante de posi­tions poli­ti­ques iné­ga­li­tai­res.