Dans ce classique de la pensée radicale noire enfin traduit en français, Cedric Robinson entreprend d’écrire une histoire intellectuelle du radicalisme noir. Bien que ce livre soit surtout resté dans la postérité pour la thèse du « capitalisme racial » qu’il y développe, Robinson revient, avec une érudition impressionnante, sur les origines intra-européennes du racialisme, ainsi que sur les origines européennes du marxisme avant de s’attarder sur le développement de l’histoire africaine et (…)
Accueil > Mots-clés > Disponibilité > Disponible
Disponible
Articles
-
Marxisme noir
20 avril 2020, par Robinson -
La violence illustrée
10 octobre 2011, par BalestriniLa violence est d’abord celle que subissent les textes dans le processus d’écriture utilisé par Nanni Balestrini ; textes d’origines diverses, souvent des coupures de presse relatant les mêmes faits avec des mots et des points de vue différents, parfois des œuvres littéraires, d’où il extrait des tronçons de phrases ; la recomposition qu’il en fait tient du tissage, par la réapparition du fil à intervalles dans la texture ; mais il s’agit d’un tissage irrégulier, où souvent se croisent des (…)
-
Résignation est complicité
11 septembre 2013, par CamenischAlors qu’en Suisse, malgré une forte résistance, la construction de centrales nucléaires se poursuit, Marco Camenisch fait partie de ceux qui, au sein du mouvement antinucléaire, refusent de se résigner. En 1980, il est arrêté pour le dynamitage d’un pylône de ligne à haute tension et d’une centrale de transformation électrique. Lors de son procès, il lit une longue déclaration : Paix aux chaumières, guerre aux palais !
En cavale ou en prison, Marco Camenisch ne cesse de lancer ses mots (…) -
Le Communisme expliqué aux enfants
15 janvier 2019, par AdamczakIl était une fois des personnes qui aspiraient à se libérer de la misère du capitalisme. Comment faire pour que leur désir de changement puisse devenir réalité ? Ce petit livre propose une vision différente du communisme, fidèle à son ambition : se débarrasser d’un monde de souffrance et d’oppression. Mobilisant les ressources de la littérature enfantine, mais pas seulement, ce texte cherche à rendre abordable pour toutes et tous certains concepts de la théorie marxiste et communiste. Princesses et usines, paysannes et travailleuses opprimées, deviennent les actrices d’un récit ludique et illustré par lequel il s’agit de revenir sur l’histoire du capitalisme, sur celle de la féodalité, sur la théorie des crises, sur les formes multiples de la domination et de l’exploitation, mais aussi et surtout sur les différentes définitions et compréhensions de la visée communiste.
-
Travail gratuit et grèves féministes
20 avril 2020, par Federici, Kuehni, Merteuil, SimonetLe 14 juin 2019, presque trente ans après la première grève des femmes, des centaines de milliers de personnes défilent dans toute la Suisse à l’issue de la deuxième grève féministe. L’invisibilisation du travail fourni par les femmes demeure l’une des raisons de leur colère. Les quatre textes de cet ouvrage, issus de conférences données à Lausanne à l’occasion de cet évènement extraordinaire, articulent les enjeux des luttes féministes actuelles.
Dans ce recueil, Silvia Federici, grande (…) -
Sur les Gilets Jaunes
24 octobre 2022, par LeoniLe mouvement des Gilets jaunes est trop étrange pour qu’on puisse y voir un verre à moitié plein ou à moitié vide. Ne ressemblant à rien de déjà vu, il ne suffit pas de lister ce qui lui aurait manqué pour qu’il cadre avec des schémas préétablis ; on peine même, a posteriori, à l’intégrer aux théories prédictives qui, d’ailleurs, ne l’avaient pas vu venir. Le phénomène est pourtant connu, mais il surprend toujours : il arrive, parfois, que les prolétaires ne fassent rien comme prévu, et (…)
-
Sandokan
2 mai 2016, par BalestriniPremier roman à déchirer le voile d’indifférence et d’omertà qui couvre le crime organisé du sud de l’Italie, Sandokan confirme le courage avec lequel Nanni Balestrini fait de la littérature un puissant instrument d’exploration de la réalité et de dénonciation. Deux ans avant le célèbre Gomorra de Roberto Saviano, ce roman de Balestrini met à jour les liens profonds entre la Camorra et les milieux politiques, entre l’économie souterraine et l’économie officielle et montre comment les (…)
-
Mai 68 en France
15 janvier 2019, par Bologna, DaghiniCet essai sur Mai 68 – publié en juillet de la même année dans la revue Quaderni piacentini – a été écrit dans le feu de l’action, au milieu des barricades parisiennes. Devenu un classique, sa lecture des événements s’oppose aux interprétations alors en vogue dans la gauche, à la fois institutionnelle et révolutionnaire. Les auteurs, en analysant la révolte des étudiants et des travailleurs, ont en effet ignoré les schémas idéologiques du marxisme-léninisme, du maoïsme, de l’anarchisme, etc., en mettant en avant les catégories opéraïstes forgées dans les revues Quaderni rossi et Classe operaia.
-
L’Abolition de la valeur
8 septembre 2017, par AstarianPour Marx, l’abolition de la valeur consiste en la suppression de l’échange et son remplacement par une économie planifiée où les hommes travaillent avec enthousiasme à la satisfaction de leurs besoins (le premier d’entre eux étant le travail lui-même). Et sa théorie de la valeur est tout imprégnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revisiter la théorie marxienne de la valeur en tenant compte des conditions actuelles du mode de production capitaliste – sans remettre en cause la trajectoire d’ensemble du Capital. La différence essentielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impossible d’envisager le communisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur travail par une planification commune.
Notre époque permet de mettre au concret la théorie de la valeur en s’appuyant sur les caractéristiques pratiques, et non pas abstraites, du travail producteur de marchandises. Cela a des conséquences décisives sur la façon d’envisager l’abolition de la valeur et l’au-delà du capital et du travail. Car il faut maintenant commencer à réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrance. -
À l’assaut du ciel
20 avril 2020, par WrightL’opéraïsme est un courant marxiste radical qui s’est développé dans l’Italie des années 1960 et 1970 comme tentative de confronter la théorie générale du capital avec « l’étude réelle de l’usine réelle ». En rapportant le comportement de lutte actuel de la classe ouvrière à sa structure matérielle actuelle dans le rapport d’exploitation, le but des théoriciens opéraïstes était de comprendre « les nouvelles formes d’action indépendante de la classe ouvrière ». Le livre fort bien documenté de (…)