Publié en 1986, ce livre novateur a été salué comme un changement de paradigme majeur pour la théorie féministe et reste une contribution essentielle à la théorie du développement capitaliste. En détruisant l’autonomie des femmes, les hommes ont pu acquérir du capital productif et accumuler des richesses. La violence contre les femmes dans des pays comme l’Inde n’est donc pas un vestige de la société ancienne, mais un élément du processus de modernisation. Retraçant les origines sociales de (…)
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Articles
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Patriarcat et accumulation à l’échelle mondiale
21 avril 2020, par Mies -
La Matérielle
31 août 2018, par CharrierDans l’après Mai 68, Christian Charrier participe à la refonte de la théorie de la lutte des classes et de la révolution communiste. S’inscrivant dans un rapport critique à différents courants hétérodoxes du mouvement ouvrier et révolutionnaire (Internationale situationniste, Socialisme ou Barbarie, gauches communistes, communismes de conseils), cette refonte avançait que la révolution n’était plus affirmation du prolétariat devenant classe dominante et libérant le travail, mais négation du prolétariat et de toutes les classes, abolition du travail : communisation. Entre 2002 et 2006, sur le site web La Matérielle, Christian Charrier se livre à un bilan critique décapant de cette séquence théorique qui, croyant tout remettre en cause, se révèle encore trop solidaire de la spéculation hégélienne. En analysant les transformations du capitalisme depuis une cinquantaine d’années et le cours des luttes, c’est en effet au schéma traditionnel d’une classe porteuse par sa négativité d’un « sens de l’histoire » qu’il s’agit de s’opposer.
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Douze ans d’esclavage
7 janvier 2014, par NorthupLe récit du nouveau film de Streve McQueen 12 Years a Slave sortie en France le 22 janvier 2014 dans plus de 600 salles.
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Sur les Gilets Jaunes
24 octobre 2022, par LeoniLe mouvement des Gilets jaunes est trop étrange pour qu’on puisse y voir un verre à moitié plein ou à moitié vide. Ne ressemblant à rien de déjà vu, il ne suffit pas de lister ce qui lui aurait manqué pour qu’il cadre avec des schémas préétablis ; on peine même, a posteriori, à l’intégrer aux théories prédictives qui, d’ailleurs, ne l’avaient pas vu venir. Le phénomène est pourtant connu, mais il surprend toujours : il arrive, parfois, que les prolétaires ne fassent rien comme prévu, et (…)
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Sandokan
2 mai 2016, par BalestriniPremier roman à déchirer le voile d’indifférence et d’omertà qui couvre le crime organisé du sud de l’Italie, Sandokan confirme le courage avec lequel Nanni Balestrini fait de la littérature un puissant instrument d’exploration de la réalité et de dénonciation. Deux ans avant le célèbre Gomorra de Roberto Saviano, ce roman de Balestrini met à jour les liens profonds entre la Camorra et les milieux politiques, entre l’économie souterraine et l’économie officielle et montre comment les (…)
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La violence illustrée
10 octobre 2011, par BalestriniLa violence est d’abord celle que subissent les textes dans le processus d’écriture utilisé par Nanni Balestrini ; textes d’origines diverses, souvent des coupures de presse relatant les mêmes faits avec des mots et des points de vue différents, parfois des œuvres littéraires, d’où il extrait des tronçons de phrases ; la recomposition qu’il en fait tient du tissage, par la réapparition du fil à intervalles dans la texture ; mais il s’agit d’un tissage irrégulier, où souvent se croisent des (…)
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Karl Marx
11 janvier 2011, par RühleOtto Rühle (1874-1943) est une figure de proue de la gauche communiste, plus tard qualifiée de conseilliste, mais que Lénine préféra qualifier de maladie infantile du communisme pour son refus du parlementarisme et du syndicalisme. Ancien député social-démocrate, membre fondateur du Spartakusbund, puis délégué au conseil ouvrier et militaire de Dresde en 1918. Il s’opposa à Rosa Luxemburg sur la question des élections en s’affirmant pour l’auto-organisation du mouvement ouvrier et contre le (…)
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L’Abolition de la valeur
8 septembre 2017, par AstarianPour Marx, l’abolition de la valeur consiste en la suppression de l’échange et son remplacement par une économie planifiée où les hommes travaillent avec enthousiasme à la satisfaction de leurs besoins (le premier d’entre eux étant le travail lui-même). Et sa théorie de la valeur est tout imprégnée de ce point de vue. L’objet de L’Abolition de la valeur est de revisiter la théorie marxienne de la valeur en tenant compte des conditions actuelles du mode de production capitaliste – sans remettre en cause la trajectoire d’ensemble du Capital. La différence essentielle avec l’époque de Marx est qu’il est devenu impossible d’envisager le communisme comme une économie d’« hommes libres » gérant leur travail par une planification commune.
Notre époque permet de mettre au concret la théorie de la valeur en s’appuyant sur les caractéristiques pratiques, et non pas abstraites, du travail producteur de marchandises. Cela a des conséquences décisives sur la façon d’envisager l’abolition de la valeur et l’au-delà du capital et du travail. Car il faut maintenant commencer à réfléchir à ce que pourrait être une société sans travail – ce qui ne veut pas dire sans production, mais sans usines, sans chronomètres, sans souffrance. -
Les Autoreductions
20 juillet 2010, par Collonges, RandalL’autoreduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. C’est l’action directe des usagers qui peut déboucher sur l’occupation d’un quartier entier et former un tout avec les grèves violentes. Voilà une nouvelle forme de lutte au cœur des centres urbains capitalistes.
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La Nouvelle Typographie
3 mai 2016, par TschicholdL’ouvrage emblématique de Tschichold, La Nouvelle Typographie (1928) est un véritable manifeste pour la modernité, analogue dans son domaine au livre du Corbusier Vers une architecture. Prenant la forme d’un manuel, l’auteur y fait table rase de la typographie ancienne qui ne trouve grâce à ses yeux que dans son contexte historique, maintenant dépassé. Pour concevoir son histoire de la typographie, Tschichold s’est d’abord tourné vers l’art moderne. Pour lui, l’ancienne ère, centrée (…)